Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 14:11

Dans un de nos précédents articles, je vous avais présenté le plugin 4 qui offre de multiples possibilités dans le domaine de l'exploitation ferroviaire. Je vous avais notamment montré qu'il était désormais possible de coupler ou découpler des éléments de convois ferroviaires, permettant ainsi de scinder ou composer des rames à volonté. En l'occurrence, j'avais imagé le sujet avec un relais de traction en gare entre une loco vapeur et une locomotive électrique.

La fonction couplage-découplage est d'autant plus intéressante qu'elle peut être utilement exploitée dans la gestion d'une gare de triage.

Le schéma ci-dessous montre l'architecture générale d'une gare de triage. Malheureusement le croquis n'est guère lisible sur ce blogue en raison de la réduction de format. Je reprendrai prochainement ce schéma afin que ceux qui sont intéressés puissent disposer d'un document lisible.

Vous noterez en haut du croquis les voies de circulation 1 et 2. Ici nous nous trouvons dans une configuration de réseau français avec circulation des trains à gauche. Les convois de marchandises, arrivant indiféremment par la voie 1 ou la voie 2, peuvent accéder, quel que soit leur sens de marche, au faisceau de réception où la locomotive est découplée et envoyée vers le dépot.

Le convoi est ensuite pris en charge par une locomotive diesel de manoeuvre et aiguillé sur la voie en tiroir. De là il est refoulé pour être dirigé sur la butte de triage. Le découplage des wagons se fait à ce niveau en fonction du plan de ventilation défini. (Fig 1)

Pourquoi une butte ? Tout simplement pour utiliser la gravitation. Nous avons ici un exemple d'utilisation de force motrice on ne peut plus écologique, pour rester dans l'air du temps, puisqu'il n'est fait appel à aucune source d'énergie dans la phase "dispatching" des wagons.

En effet, une fois le sommet de la butte franchie, les wagons dételés abordent le plan incliné descendant et sont de ce fait entraînés vers le faisceau de formation par leur propre poids. (Fig 2)

Dans la réalité, les voies de triage sont équipées de sabots de freinage qui ralentissent la course des wagons pour éviter des chocs trop violents entre eux. Dans TMS nous utilserons les contacts trains pour freiner les wagons et les atteler entre eux sur leur voie de réception. (Fig 3 et 4)

On peut ainsi faire succéder plusieurs trains à la suite sur la butte de triage afin de former de nouveaux convois qui sont ensuite dirigés vers le faisceau de départ. Là ils seront alors attelés à une locomotive électrique de pleine voie  qui les acheminera vers leur point de destination finale.


Plan d'une gare de triage




Fig 1 : un convoi aborde la butte de triage, refoulé par une loco de manoeuvre que l'on distingue à l'arrière.






Fig 2 : ici la programmation de ventilation prévoit un découplage par groupes de 2 wagons, ventilés sur 2 voies de réception




Fig 3 : la ventilation. On remarque aisément les wagons dispatchés en couple




Fig 4 : la manoeuvre est achevée. Deux nouveaux convois sont formés.


On peut imaginer arrivant derrière un second convoi de marchandises composé d'autres types de wagons qui seront à leur tour dispatchés sur les deux voies  actuellement occupées. Ils viendront s'atteler aux convois déjà formés pour constituer deux nouveaux trains de marchandises. 

Les fonctionnalités de TMS permettent donc de reproduire fidèlement l'activité d'une gare de triage. Ici, l'imagination de chacun doit pleinement jouer afin de monter des scénarios réalistes et vivants. Bien entendu, cela passe par la réalisation d'automatismes. Cet aspect sera traité ultérieurement dans la rubrique consacrée à cet effet.

Par Demets - Publié dans : Généralités
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 20:42

Dans mon précédent article, j'ai exposé le principe de fonctionnement des blocs automatiques lumineux (BAL) qui permettent d'assurer l'écoulement des trains sur une voie sans risque de collision.

Voyons aujourd'hui comment transposer le principe dans Train Model Simulator ou EEP 6 pour ceux qui travailleraient avec la version allemande.

TMS dans son volet signaux offre la possibilité de placer des contacts sur la voie afin d'obtenir un effet recherché. On distingue 6 types de contacts :

                  - de signal,
                  - d'aiguillage,
                  - de son,
                  - de conduite de train,
                  - de caméra,
                  - de constructions,

Nous ne nous attarderons pas sur chaque type de contact aujourd'hui.

Sachez simplement que les contacts sont comparables aux crocodiles placés sur les voies ferrées, lesquels transmettent dans la cabine des informations pour le mécanicien mais aussi des données enrégistrées dans une sorte de "boite noire".




Crocodile sur une voie ferrée. Grâce à une brosse placée sous la locomotive, celle-ci établit le contact au passage, permettant la transmission d'informations en cabine.


Dans TMS, le contact transmet des ordres au train ou donne des ordres aux signaux et appareils de voie.

 
Fig.1


La figure 1 représente un BAL dans l'éditeur 2D de TMS avec deux signaux sur la voie. Le train ( en violet) circule de gauche à droite. Nous avons placé deux contacts pour transmettre des ordres au signal 0001.

Le premier, juste après le signal 0001, qui ferme au passage du train ce signal (feu au rouge). Tant que le train sera dans la section comprise entre les deux signaux, le signal 1 restera au rouge. Si un second train se présente juste derrière il marquera l'arrêt.

Notez la présence d'un second signal, numéroté 0002, sur la partie droite de la figure 1. Juste après le signal on trouve un second contact de couleur rouge. 

En effet, en cliquant sur le signal 1, j'ai fait apparaître tous les contacts reliés à ce même signal. Seul le signal actif et ses contacts sont en rouge. Les contacts des autres signaux demeurent invisibles (sauf si on spécifie dans le menu affichage "totalité des signaux visible") et le signal 2 n'est pas en rouge.

Le contact qui se trouve en avant du signal 2 met le signal 1 au vert et libère la voie pour un second train qui se présenterait.

Il convient toutefois de ne pas oublier que l'ouverture du signal doit se faire après le passage du dernier wagon formant le convoi et donc de bien veiller à cocher la case "Arrière Train" en haut à gauche.




Fig.2


Les fonctions attribuées à chaque contact sont définies dans une boite de dialogue que l'on ouvre d'un clic  gauche sur le contact. (Fig.2)

Ce n'est pas plus compliqué. Il suffit sur un itinéraire de placer autant de feux que l'on désire, en veillant bien à ce que la longueur d'un canton ne soit jamais inférieure au train le plus long circulant sur votre réseau.

De plus, le nombre de trains circulant sur une même voie doit être, au plus, égal au nombre de cantons -1, sinon le système se bloquerait de lui même et tous les trains seraient à l'arrêt. On peut d'ailleurs créer soi-même un automatisme permettant de compter à tout moment le nombre de trains présents afin d'interdire l'accès tout train supplémentaire qui viendrait saturer le réseau.


Les puristes m'objecteront que la signalisation est plus complexe dans la réalité et que les signaux ne comportent pas que deux états: vert et rouge. En effet, mais je tiens à procéder étape par étape et à ne pas rebuter les débutants avec des dispositifs complexes qui pourraient les décourager. Nous verrons donc par la suite comment programmer des signaux qui comportent de multiples états intermédiaires entre le feu rouge et le feu vert (les feux de ralentissement).

ceci est d'autant plus intéressant que la webshop de Trend commercialise des feux de nouvelle génération qui peuvent prendre de multiples états et qu'il faut donc programmer en conséquence.



Vue dans le fenêtre 3D. l'autorail vient de franchir le signal 1 qui était au vert et le ferme à son passage.





Nous voyons que l'autorail a franchi le signal 2 au fond. Au passage, il remis le signal 1 au vert et fermé le signal 2.

Les deux signaux sont très rapprochés l'un de l'autre pour les besoins de la démonstration. Il est évident que la distance entre deux signaux doit être supérieure pour se rapprocher de la réalité. Personnellement je ne place jamais mes signaux BAL à moins d'un 1km l'un de l'autre.

On observera dans le cas présent que compte tenu de la faible longueur du canton, un train avec 5 ou 6 voitures serait plus long que le canton lui-même.

Dans ce cas de figure, si le signal 2 est au rouge, la loco de tête est bien arrêtée avant le signal mais la dernière voiture se trouverait en amont du signal 1. Un train arrivant derrière percuterait alors la dernière voiture.

Si dans TMS cela ne prête pas à conséquence (n'ayez crainte vous ne risquez pas de planter votre PC), il n'en demeure pas moins qu'esthétiquement cela fait quelque peu désordre, à moins qu'on ne soit friand de scénarios calamiteux.









Par Demets - Publié dans : Automatismes
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 16:48

Si l'on veut faire circuler plusieurs trains dans le même sens sur une seule et même voie, que ce soit en modélisme réel ou en modélisme EEP, on ne peut pas faire l'économie d'une mise en place d'un système de régulation des trains pour éviter que ceux-ci n'entrent en collision.

Le système le plus communément utilisé s'inspire du block automatique lumineux ou BAL qui est un dispositif automatique permettant de réguler le trafic des trains qui se suivent sur une même voie.

Voir à ce sujet le site Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Block_automatique_lumineux



Avant d'allet plus loin, pour les  néophytes et afin que nous nous comprenions bien, je tiens à préciser quelques termes courants mais qui dans l'univers ferroviaire renvoient à une signification très précise.

Une voie est un chemin de fer au sens strict du terme composé de deux rails. Au même endroit de la voie, il ne peut y avoir qu'un seul train.

Une ligne est composée d'une ou plusieurs voies.

Les voies uniques
 On les trouve pour les dessertes locales. Le réseau français de voies uniques a considérablement diminué du fait de la concurrence de la route et du manque de rentabilité qui en découle. Cependant, il reste encore de nombreuses lignes à voie unique sur le réseau français.

Les lignes à voies doubles

Elles sont de loin les plus répandues car elles permettent la circulation des trains dans les deux sens.

Les lignes à  3 voies et plus
Sur certains tronçons de lignes on trouve parfois une troisième voie,souvent réservée au trafic marchandises, beaucoup plus lent, ce qui permet d'assurer un cadencement régulier des trains de voyageurs.

Il faut savoir qu'un ralentissement prolongé en un point d'une ligne peut provoquer un ralentissement du trafic sur plusieurs centaines de kilomètres par une sorte d'effet domino dû au BAL.

A l'approche des grandes gares le nombre de voies devient impressionnant car le tronçon se compose de voies réservées aux grandes lignes, d'autres au réseau banlieue, sans compter les voies d'évitement (nous reviendrons sur ce terme) et les voies de manoeuvre.

Revenons au block automatique lumineux.

Le schéma ci dessous se comprend de lui-même.

Je vais néanmoins apporter un petit commentaire.





J'ai représenté quatre séquences de 1 à 4 qui se suivent dans le temps.

La séquence 1 nous montre une voie sans aucun train. Vous noterez que cette voie est divisée en cantons. A l'entrée de chaque canton on trouve un signal. Aujourd'hui ceux-ci sont lumineux (peut-être reste-t-il des exceptions?). Jadis nous avions une signalisation mécanique faite de panneaux mobiles. Les deux  systèmes ont longtemps coexisté, la signalisation électrique équipant les grandes lignes et la mécanique le réseau français secondaire.


Le signal commande l'entrée dans le canton. Je me limite au cas le plus simple car la réalité est plus complexe avec notamment les feux rouges franchissables en marche à vue aussi appelés sémaphores.

Si déjà nous nous limitons au dispositif ci-dessus dans EEP, nous obtiendrons une circulation des trains très réaliste. C'est déjà pas si mal!

Dans la séquence 2 le train 1 est entré dans le canton 3. Il  a fermé derrière lui le signal S4 qui est maintenant rouge.

Séquence 3 : le train 1 poursuit sa route et est entré dans le canton 2. Le signal 3 a basculé au rouge. le signal 4  ouvre de nouveau la voie mais avec un feu orange qui indique qu'il y a lieu de ralentir car le prochain signal sera fermé.

Dernière séquence : le train 2 est entré dans le canton 3 et a fermé derrière lui le signal 4.

On voit aisément dans ce cas de figure que si le train 2 arrive à hauteur du signal 2 avant que le train 1 ne soit sorti du canton 1, il devra marquer l'arrêt car le signal S2 sera encore au rouge.

On comprend que si le train 1 est fortement ralenti dans son parcours, le ralentissement va se transmettre en amont, de canton en canton, surtout si la ligne est à fort trafic. 

Il nous restera à voir  comment  transposer ce dispositif sur un réseau EEP. Ce sera pour une prochaine fois.



Exemple de signal dans EEP. Le feu indique ici un ralentissement à observer avant de franchir l'aiguillage en position déviée



Pour celles et ceux (mesdames et mesdemoiselles le modélisme peut parfaitement être un loisir féminin!) qui voudraient avoir des informations complémentaires sur la signalisation ferroviaire je vous indique deux sites mais il y en d'autres:

 http://www.carreweb.fr/european-railway-signalling-server/signalling_fr.html

Ce site offre l'avantage de décrire la plupart des signalisations européennes, dont bien sûr, l'allemande, ce qui est en l'occurrence fort utile puisque EEP fonctionne principalement  avec la signalisation d'Outre-Rhin mais la webshop propose aussi des signaux d'autres pays.

Le second site est entièrement dédié à la signalisation française en vigueur à la SNCF.

http://pagesperso-orange.fr/geillon/trains/signaux/

Les explications sont très détaillées et ce site mérite un détour.

En attendant, je vous dis à bientôt.



Par Demets - Publié dans : Automatismes
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 11:11

Nous poursuivons la découverte du système EEP qui permet de s'adonner au modélisme virtuel ferroviaire. Nous avons vu dans les articles précédents les riches fonctionnalités contenues dans le logiciel de base EEP 5 et les fonctionnalités supplémentaires apportées par des "add-on" intitulés Plugins. Jusqu'à ce jour nous avons décortiqué les apports des plugins 1 et 2. Faisant preuve d'une logique particulièrement hardie, je vous propose la présentationde plugin 3 et de voir ce que cet additiel apporte aux EEP'istes.

PLUGIN 3
Sorti en novembre 2007, plugin 3 apporte indéniablement des améliorations remarquables au bénéfice de l'exploitation du réseau ferroviaire.

Les innovations sont nombreuses :

- Positionnement de la lanterne d'aiguillage
- Création des traversées jonctions doubles
- Couplage et découplage de trains
- Emission de la vapeur sur les locomotives (à vapeur, cela va de soi)
- Contrôle de l'émission du panache de fumée sur les locos vapeur
- Commande des coups de sifflet de la locomotive
- Manche à eau fonctionnelle
- Vue cabine de conduite de certains trains avec trépidations

De toutes ces améliorations, le couplage et le découplage est de loin l'apport le plus important de plugin 3. On peut même considérer que cette fonctionnalité révolutionne EEP en permettant une véritable exploitation d'un réseau ferroviaire, aussi proche que possible de la réalité.

Les  possibilités sont multiples :

- Relais de traction d'un convoi.
 Par exemple, le Rapide Lyon Nevers, tiré par une loco électrique doit emprunter à partir de la bifurcation de Chagny une section non électrifiée. Qu' à cela ne tienne, la loco électrique est découplée en gare de Chagny et envoyée au dépôt où elle attendra sagement de prendre en charge un  autre convoi en provenance de Nevers et à destination de Lyon. Je ne sais pas si aujourd'hui la ligne Chagny Nevers est électrifiée,  mais peu importe. On peut toujours créer un réseau des années 70 avec traction vapeur, diesel et électrique.

Un relais de traction en gare est du plus bel effet sur EEP.

On peut aussi, dans une atmosphère vapeur des années 50 ou 60, faire manoeuvrer une loco vapeur en vue d'une inversion de marche. Découplage, inversion du sens de marche de la loco sur la plaque tournante, puis la loco revient se placer à l'autre extrémité du convoi, prête à repartir en sens inverse.

Couplage de deux convois.
On peut aussi raccorder deux trains. Reprenons l'exemple de Chagny. Un train 1 vient de Paris à destination de Marseille et se trouve sur la voie 2. Un second train vient de Nevers, à destination de Marseille également, et se trouve à quai sur la voie 4. On peut procéder à une manoeuvre en tiroir. Le train 1 s'engage sur une voie de manoeuvre puis inverse la marche pour venir se raccorder au train 2 sur la voie 4 Les 2 rames sont alors couplées pour ne former qu'un seul et même train à destination de Marseille.

RELAIS DE TRACTION EN IMAGES




Arrivée en gare d'un rapide vapeur. Le train entrant dans une section électrifiée, une locomotive électrique va se substituer à la 150 vapeur. Tant pis pour les nostalgiques du passé mais la vitesse prime pour le confort des usagers.


Le découplage vient d'avoir lieu et la 150 vapeur se dirige vers une voie de garage.



Dans cet univers de pylônes et de caténaires la 150 vit probablement ses derniers jours de service avant de partir pour la casse à moins qu'on ne lui accorde une seconde vie dans quelque musée ferroviaire.


Arrivée de la E41 010 qui vient s'accrocher en tête de convoi. Remarquez au passage le panto déployé et les feux rouges de fin de convoi.



La manoeuvre de couplage est terminée et la E41 file maintenant vers sa destination.



Le convoi passe à hauteur de la 150 vapeur sagement garée en attente d'un nouveau service
Vous noterez l'inversion des pantos en fonction du sens de marche ainsi que les feux blancs de tête de convoi.


En effet, avec EEP les feux des locos s'inversent automatiquement avec l'inversion de marche. Les pantos sont actionnés par des contacts de commande de train placés sur la voie. Dans un réseau automatisé toutes les manoeuvres sont faites sans aucune intervention manuelle. Vous pouvez vous installer sur un quai de gare et admirer le ballet des locomotives sans vous lasser.

Tout le plaisir pour un EEP'iste est de concevoir sur papier un réseau avec les effets qu'il souhaite obtenir et de pouvoir admirer et savourer le résultat obtenu.

Conseil

Pour les débutants je conseille de ne pas voir trop grand. Il est préférable de construire un réseau simple avec une thématique unique (relais de traction, manoeuvre sur pont tournant, réapprovisionnement en eau et en charbon d'une vapeur etc...)

Quand vous vous serez bien familiarisé avec les outils de l'éditeur, que vous aurez acquis une certaine expérience, découvert par vous-mêmes une multitude de petites astuces, alors vous pourrez vous lancer dans un projet plus ambitieux.

Les captures d'écran sont tirées du réseau "Chagny" de de votre serviteur. Ce réseau est en cours de montage. C'est pourquoi, on notera que les quais de gare sont plutôt mornes. La mise en place du décor interviendra dans un second temps quand sera terminée l'automatisation du trafic en gare. Le projet prévoit 46 itinéraires possibles en gare, tous sécurisés afin d'éviter les collisions.

Dans le prochain article nous resterons avec plugin 3 et nous verrons qu'il est parfaitement possible de réaliser une grande gare de triage.

A très bientôt.

 

 

Par Demets - Publié dans : Généralités
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 01:30

Comme je vous l'ai annoncé dans l'article précédent, EEP offre de nombreuses possibilités qui permettent à chacun de créer un réseau selon ses goûts. Ainsi, les nostalgiques de la vapeur pourront recréer un réseau quelque peu suranné mais qui renverra pour les plus anciens d'entre nous à nos jeunes années, au temps où Richard Anthony entendait siffler le train. D'autres opteront résolument pour la vitesse et construirons un réseau moderne avec lignes à grande vitesse.

Afin de mieux faire découvrir l'étendue des possibilités d'EEP, j'ai pris l'option, comme je l'ai indiqué dans le dernier article, de montrer l'évolution du logiciel au cours de ces dernières années grâce aux plugins (ou add-on ) apportant au fur et à mesure des fonctionnalités nouvelles.

Nous nous arrêterons dans cet article sur le plugin 2 sorti en novembre 2007.


PLUGIN 2
Comme son aîné Plugin 1, Plugin 2 n'apportait rien de neuf dans l''exploitation du réseau ferroviaire. En revanche des fonctionnalités nouvelles permettaient de rendre l'environnement plus attrayant.

Désormais on pouvait, tel Zeus du haut de son Olympe, faire tomber la foudre sur le réseau. Les effets lumineux et sonores de l'orage étaient particulièrement réalistes. Mais ce n'était pas tout dans le domaine météo. On pouvait aussi donner au ciel des nuances de couleur en fonction de l'heure dans la journée. En effet, il faut savoir qu'EEP dispose d'une horloge interne qui permet de faire alterner, comme dans la réalité, le jour et la nuit sur un cycle de 24 heures.

Toutefois l'utilisateur peut, en allant cliquer sur l'icône météo de la barre d'outil, neutraliser le cycle et opter pour  le tout jour ou le tout nuit. Ces options sont appréciables lorsqu'on construit son réseau afin de vérifier les effets du jour ou de la nuit sur le décor.



Nuit par temps de neige


Le jour s'est levé mais la neige continue à tomber sous un ciel gris et bas


La neige a cessé de tomber et le ciel s'est dégagé
C'est un temps propice pour aller skier.

Plugin 2, en effet, offrait dans sa démo un bel environnement de station de ski avec ses télécabines. Ce programme additionnel introduisait les effets de gravitation et de force centrifuge, ce qui permettait de donner un mouvement oscillant aux cabines.


Les télécabines dans plugin 2


La foudre tombe en haute montagne. Impressionnant!

Notez au passage les goutelettes qui glissent sur l'écran du PC comme sur une vitre. Le réalisme est remarquable. Il en est de même avec la neige quand les flocons  viennent s'écraser sur votre écran.

Autre apport, c'est à partir de plugin 2 que les feux arrières et les clignotants des véhicules routiers deviennent fonctionnels, ajoutant au réalisme.


Voiture roulant normalement


Voiture au freinage: les 3 feux AR sont allumés.



L'effet de nuit est très parlant. Vous n'aurez aucune excuse si vous venez emboutir par l'arrière un véhicule en plein freinage


D'autres innovations, à caractère plus technique,  sont apportées afin de faciliter le travail sur l'éditeur.


LES AUTOMATISMES

Outre le clin d'oeil du jour, je vous propose une rubrique "automatismes".

Certains modélistes sont effrayés par les automatismes, considérant à tort, que leur mise au point relève de spécialistes en la matière.

Certes, plus un réseau est complexe, plus les automatismes le seront également. Néanmoins, afin de ne pas effrayer les néophytes, je vous proposerai des modèles d'automatismes dont certains sont d'ailleurs inclus dans des scènes de démonstration (démo) d'EEP.

Nous tâcherons ensemble de décortiquer la démarche logique.

Aujourd'hui je vous propose d'analyser celle d'un passage à niveau (PN) sur une voie double ferroviaire.

La première erreur à éviter est de se lancer dans la construction d'un automatisme sans méthodologie car vous risquez d'obtenir ceci :


No comment!

Il faut tout d'abord prendre un temps de réflexion nécessaire crayon à la main. Dans le cas de notre passage à niveau quel est le problème? Tout simplement que les barrières se ferment au passage d'un train. Il faut pour cela voir quelles sont les situations possibles. Le mieux pour cela est de dresser un tableau afin de recenser toutes les situations possibles.


automatisme passage à niveau

ETAT VOIE 1

ETAT VOIE 2

 ETAT PN

LIBRE

LIBRE

OUVERT

LIBRE

OCCUPE

FERME

OCCUPE

LIBRE

FERME

OCCUPE

LIBRE

FERME



Nous voyons qu'il y a quatre états au total, 2 voies ayant chacune deux états possibles, l'état de chacune des voies étant indépendant de celui de l'autre. Ainsi nous observons que seul, l'état 1 (voies 1 et 2 étant libres simultanément) autorise l'ouverture des barrières du PN.

Dans cet exemple voie 1 et voie 2 sont les variables d'entrée et PN la variable de sortie, fonction des variables d'entrée.

Il ne nous reste plus qu'à transposer de façon concrète dans l'éditeur les résultats de ce tableau pour éviter de vous retrouver dans la situation de la photo ci-dessus. Cependant, je ne voudrais pas que vous m'accusiez de favoriser la vente de certains produits pharmaceutiques à base de paracétamol et donc pour ne pas être à l'origine d'une migraine intempestive, c'est pourquoi nous traiterons la réalisation concrète dans un prochain article.

N'oublions pas l'adage de nos amis allemands EEP'istes, ceci est avant tout un "Viel Spass" ou beaucoup d'amusement.
EEP est tout d'abord un loisir de détente.

A très bientôt.

Par Demets - Publié dans : Généralités
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